Need For Speed Most Wanted : Vroum Remix

Une fois de plus, la nouvelle itération du jeu de course de Electronic Art arrive en cette fin d’année. Cette fois si Ea a opter pour « Most Wanted », le même nom que la version 2005, EA drift en rond avec sa série et nous le fait savoir.

 

Les bases de Need for Speed

Reprenons l’histoire depuis le début. The Need For Speed est sorti en 1994 sur 3DO, puis en 1996 sur Playstation et Saturn. A l’époque le jeu est une claque sur tous les niveaux. Le jeu propose de prendre en main de magnifiques voitures telles qu’une Ferrari ou une Lamborgihini, lancé à pleine vitesse. Les policiers se joindront à la fête pour vous donner de jolies tickets avant de vous laisser repartir et de vous poursuivre à nouveau pour vous donner encore ces maudits tickets. Développé par EA Canada, cette première version pose les bases de la série : grosses caisses et policiers.

En 1997, le jeu revient avec Need for Speed II, qui s’écarte de l’épisode fondateur en oubliant la police, les voitures cools et le fun. Dès le numéro 2 EA fait des erreurs avec sa série, testant des idées qui ne sont pas toujours bonnes. L’année suivante Need for Speed III : Poursuite Infernale relève grandement le niveau, les voitures de folies sont de retours et vois l’apparition de « vrais » courses poursuites. La série s’envole avec cet épisode. Suite à cela, Need for Speed : Conduite en état de liberté reprend ces bases et l’améliore, cette fois-ci il est carrément possible d’être le policier.

Après de bonnes versions, il était temps pour EA de se foirer à nouveau. Voilà que débarque Need For Speed Porsche 200. Pour cette version vous devenez pilote d’essai pour Porsche afin de régler et tester les différents modèles de la marque au fil des années. Porsche 2000 s’écarte des épisodes précèdent avec son aspect simulation, en soi le jeu n’est pas mauvais, mais trop différent des précédents.

En 2002, Need for Speed : Poursuite Infernale 2 reprend la formule de Need for Speed 3, avec des graphismes évolués, le jeu étant sorti sur la génération playstation 2 et marque l’arrivée de EA Black Box sur la franchise.

 

On passe au tuning

Ahhhh, le début des années 2000, l’insouciance, Fast and Furious, les courses nocturnes, les voitures vertes, les néons. EA profite de cette mode pour adapter sa franchise de course à l’univers du tuning avec Need for Speed Underground. Le jeu eu beaucoup de détracteur pour cette nouvelle orientation, mais ce n’est pas la première fois que la série dérape et pour moi le jeu est super cool. Graphiquement le jeu en jette grave, la nuit permet de mettre en avant des effets de lumières qui pour l’époque envoient du lourd. Le jeu incorpore un scénario naze, mais pas gênant et la personnalisation des voitures fonctionne bien. Le jeu ajoute deux nouveaux styles, le drift qui nécessite de faire le plus de points en dérapant et le drag une course de courte distance ou l’on s’occupe principalement de la gestion de la boite manuelle. Pour cette nouvelle version EA fait l’impasse sur la police et les grosses voitures.

Le succès de cet épisode entraine le développement d’une suite, sorti l’année suivante une suite. La nouveauté de cet épisode est l’apparition d’une ouverte ou le joueur se balade pour choisir ses courses. Cette nouvelle version évolue très peu par rapport au premier Underground.

En 2005, l’éditeur se calme sur le tuning, enfin ne le met pas autant en avant, avec Need for Speed : Most Wanted, dans cette version le joueur est confronté à 15 autres joueurs : les Most Wanted, au look ghetto blaster wesh wesh, il sera nécessaire de les battre un par un pour arriver au top. La nouveauté de cet épisode est la possibilité de ralentir le temps, un nouvel élément de gameplay très utile.

Cet épisode est pour moi l’un des meilleurs, très en phase avec son époque au travers du monde ouvert, respectant la franchise avec des grosses voitures et la police et présentant un aspect de personnalisation via le tunning.

L’année suivante Need for Speed : Carbon sert de suite à Most Wanted, mais n’ajoute rien de nouveau, une suite assez fade, comme a pu être Underground 2 vis-à-vis du premier.

En 2007, EA se doit de déconner une nouvelle fois et propose Need for Speed : ProStreet. Ici pas de courses illégales, mais des courses sur circuit fermé tout ce qu’il y a de plus réglementé. Le passe passe à la simulation. Le jeu est bon, mais celui-ci n’a rien à voir avec les précédent. L’orientation trop différente aura un impact négatif sur le jeu.

Pour s’excuser, l’année suivante sort Need for Speed : Undercover, encore une pale copie de Most Wanted. Rien de bien incroyable, comme une bonne partie des jeux de la franchise dans cette ère du tuning, le jeu fait le travail mais n’impressionne pas.

 

Un jeu, un autre et son opposé

La troisième ère Need for Speed marque des changements dans la franchise. La série est divisée en deux branches, la simulation et l’arcade. Comme ça ceux qui jouent à Need for Speed pour le côté arcade éviteront les jeux de simulations et ceux préférant les jeux de simulation resterons chez la concurrence. Chaque titre est maintenant développé sur deux ans, deux développeurs sont donc chargés des épisodes annuels, en plus de l’équipe en charge de la branche simulation.

En 2009 sort Need for Speed : Shift. Très proche de ProStreet ce jeu reprend ses concepts. Réalisé par une équipe ayant déjà réalisé des jeux de simulation, le jeu répond aux attentes des joueurs de simulations.

2010 marque l’arrivée de Criterion sur la série, les papas de Burnout reprennent la série pour la booster et l’actualiser après plusieurs années de tâtonnement. Need for Speed : Hot Pursuit, le jeu reprend le titre de Need for Speed 3. Criterion donne un aspect très proche d’un OutRun avec de grandes routes ou les poursuites sont omniprésentes. Cet épisode voit également la disparition du mode 2 joueurs en écran splitté, un point négatif qui n’est jamais assez mis en avant.

Quelques mois plus tard, en 2011 sort Shift 2 : Unleashed. Le jeu reprend la structure de Shift. Le nom Need for Speed est mis de côté pour cette branche, même si le logo de la marque est toujours présente. La fin de l’année sort Need For Speed : The Run, cette fois l’équipe de développement a décidé de s’orienter autour du « héros » et va jusqu’à introduire des séquences de quick time évent pour donner du grand spectacle au joueur. Encore une fois EA va un peu loin.

 

Burnout : Most Wanted Paradise 2012

Cette année, c’est Criterion qui reprend les manettes pour ce nouvel épisode se nommant Most Wanted. Le jeu s’inspire de l’épisode datant de 2005 et portant le même nom, nous voilà dans une ville ouverte avec des boss à défier.

L’histoire à part contre été oublié et se résume à une voix off indiquant qu’il faut battre les 10 Most Wanted, l’immersion à l’état pur.

C’est donc parti pour un enchainement de courses, de fuite face à la police, de record de vitesses pour accumuler des points, défier les boss et récupérer les meilleures voitures du jeu.

Concernant les voitures, il suffit de se balader dans la ville pour trouver les voitures et en prendre le contrôle. Chaque voiture permet d’accéder à 5 courses différentes. On se retrouve avec 41 voitures pour 61 circuits. Autant vous dire que si vous souhaitez finir toutes les courses avec toutes les voitures vous allez avoir de quoi faire, mais cela sera assez rébarbatif. Ces voitures à trouver dans la ville limite l’impression de défis, avec ce système il est difficile de se dire que c’est grâce à notre sublime expertise du bitume que l’on débloque des nouveautés, le jeu se voulant très simple d’accès.
Les courses propose une grosse partie de fun, les voitures vont vites, les turbos fusent et la police est souvent à l’affut. Le jeu ne se limite pas à de simple courses, dans certains cas il faudra réussir le circuit avec une certaine vitesse moyenne, dans d’autre il faudra s’échapper le plus rapidement de la police. Les adversaires sont toujours dans les pattes et ce même si votre voiture est bien plus rapide. Cet élément peut être vite frustrant lorsque vous vous crasher à quelques mettre de l’arrivée. Pour vous débarrasser de ces adversaires il faudra planter vos adversaires dans le décor, c’est toujours fun.

Le jeu est aussi d’une beauté assez bluffante. Les textures métallisé des voitures sont assez simples à générer pour les consoles mais sont vraiment belles. L’effet mouillé du sol avec le soleil qui se reflète est aussi super biffant.

Le terrain de jeu propose une carte assez vaste proposant des autoroutes et une ville assez grande pour s’amuser. La ville ne reprend pas l’esthétique de la grosse ville américaine, j’ai d’ailleurs retrouvé l’esprit des circuits des premiers jeux et avec un esprit de ville plus proche du Canada que des Etats-Unis.

Le jeu propose également des petits challenges efficaces, tel que se faire flashes par des radars, détruites des panneaux. Les statistiques étant partagées avec vos amis des défis s’installent pour montrer a vos amis qui est le meilleur.

Dans ce nouveau Need for Speed le mode online est un prolongement du mode solo. Celui-ci vous propose de défier 7 adversaires dans une série de 5 épreuves, composé de courses (solo ou en équipes) et de défis. Ce sont ces défis qui ajoutent une touche de nouveautés, vous devrez alors drifter le plus longtemps, effectuer le plus de destructions de voitures, le saut le plus long. La liste est très variée et les différentes classes de véhicules donnerons une multitude de possibilité pour s’éclater.
Entre chaque cours vous devriez également arriver le premier et détruire les véhicules adverses pour gagner des places dans le classement. Dans ce mode le défi est continu, comme le fun.

 

Cette nouvelle version de Most Wanted s’éloigne de l’original pour se transformer en Burnout Paradise 2. Le fun est présent et si vous aimez bien le jeu vous aurez facilement de quoi vous amuser pendant plus d’une vingtaine d’heure en cumulant le solo et multi.

Rayman Origins : Pif paf boum

Les Origines de Rayman

 

C’est en 1995 qu’apparaît pour la première fois Rayman, le personnage sans bras ni jambes conçu par Michel Ancel. Tel les jeux de cette époque le héros s’en va sauver le monde, pour se faire, il doit retrouver les Electoons et le Grand Protoon, enlevé par Mister Dark.

Le petit bonhomme tout mimi vêtu de son petit foulard saute de plate-forme en plate-forme, sa spécificité est de lancer son poing pour pouvoir abattre les ennemies, de plus, l’univers dépeins dans ce jeu est des plus loufoques grâce à son univers 2D et un graphisme proche du dessin animé.

Mais bien des choses se sont passées avant la sortie de ce jeu, en effet, celui-ci était prévu pour la Super Nes et ce sont les limitations techniques qui firent perdre à Rayman certains de ses membres. Cette version jamais dévoilée affichait un mode deux joueurs, avec un second personnage similaire à Rayman (Les bases de Rayman Origins étaient déjà là ?).

Autre anecdote, dans sa version finale, le jeu afficha une très grande difficulté, l’une de ces raisons fut l’absence de test du jeu par les joueurs, l’équipe ne savait donc pas le niveau de difficulté du jeu. De son côté celle-ci s’était habituée à la difficulté à force de travailler sur les niveaux du jeu.

 

Grace au succès de jeu, Rayman devint vite une mascotte pour son éditeur UbiSoft, pouvant rivaliser avec les autres Mario et Sonic. La compagnie profita du succès du personnage pour proposer de nouvelles versions du jeu. Certaines proposaient de nouveaux niveaux tandis que d’autres permettant d’apprendre l’anglais à l’intérieur du jeu de plate-forme.

UbiSoft utilisa alors l’image de Rayman pour créer une gamme de jeux éducatifs allant de l’éveil aux dictées.

 

Passage à la 3D et évolution de la série

 

Pendant qu’UbiSoft commençait à vendre Rayman à toutes les sauces, l’équipe de développement travaillait sur Rayman 2, en 2D, pour une sortie à la fin de l’année 1996. Mais lorsque l’équipe vire des démos de jeux de plateforme en 3D comme Crash Bandicoot et Super Mario 64, celle-ci décida de recommencer le jeu pour le passer en 3D. Il fallut donc tout recommencer et s’adapter à de nouvelles technologies.

Après trois ans de travail, en 1999, Rayman revient, en 3D, dans « Rayman 2 : The Great Escape». Cette fois-ci le monde fait face à une invasion de Robots-Pirates venus de l’espace.

Les limitations 3D font alors de Rayman un jeu avec un style graphique quelque peu éloigné de l’univers très personnel du premier épisode. Cette différence d’univers sera expliquée par le fait que Rayman 1 se situe dans un lieu surréaliste nommé la Vallée, tandis que Rayman 2 se situe dans la croisée des Rêves.

Rayman en profite pour prendre en maturité, le personnage affiche des traits plus fin et moins gamin.

Cet épisode est très important dans l’univers de Rayman puisque l’on découvre le meilleur ami de Rayman, Globox et les ptizêtres.

A quelques jours de décalage, UbiSoft sort Tonic Trouble, un jeu de plate-forme similaire avec un personnage sans membres et utilisant le même moteur de jeu. UbiSoft capitalise alors sur le succès de Rayman pour nous proposer des jeux de plate-forme basés sur la structure.

 

Au même moment, Ubi Soft lance la série Rayman : The animated Séries, une série animée par ordinateur. Prévu pour être une série en 13 épisodes, celle-ci est arrêtée après le 4e. Dans la série Rayman se retrouve dans un cirque intergalactique duquel il va s’échapper avec d’autres détenus. Malheureusement nous ne connaitrons jamais le fin mot de cette histoire.

 

En 2003 sort le troisième épisode. Cette fois Michel Ancel n’est pas aux commandes, celui-ci étant parti pour créer Beyond Good & Evil, un jeu incroyable, mais qui n’a pas emballé un grand nombre de joueurs.

Cette version reprend beaucoup d’éléments du 2. Malgré la ressemblance cette version propose un univers plus sombre et nous présente un Rayman encore plus cool et charismatique, son foulard devient une capuche, le côté rond du personnage disparait et s’affiche sur la jaquette avec un air de bad guy.

 

Quelques années plus tard, après le développement du jeu King Kong, Michel Ancel retourne auprès de Rayman pour un quatrième épisode. L’équipe décide d’augmenter la dose débile du jeu, suite à cela il est décidé que les méchants du jeu seraient des lapins crétins venant de l’espace. Bref, avec cette direction l’univers de Rayman change quelque peu du troisième épisode. Avec l’arrivée des kits de développement pour Wii l’équipe se met à inclure des mini-jeux, ces mini-jeux deviendrons Rayman contre les Lapins Crétins et ouvre les portes d’un nouvel univers loufoque qui sera pleinement exploité par Ubi soft.

 

Après le succès rencontré par le jeu, Michel Ancel s’écarte de cette nouvelle série pour Beyond Good & Evil 2 et Rayman Origins.

 

De Rayman Origins (Les origines des personnages) à Rayman Origins (on reprend le concept du 1 )

 

Rayman Origins est présenté à l’E3 2010. Le jeu nous est présenté comme un jeu épisodique à télécharger sur les services online des consoles et présentant la naissance du personnage et sa rencontre avec Globox. La sortie du premier épisode est prévue pour fin 2010.
Le temps passe et rien n’arrive. Le jeu sort finalement en boutique à la fin 2011.
En pleine période de gros bourinnage entre Modern Warfare 3, Battlefield ou le dernier Assasin’s Creed, Rayman débarque pour foutre des baffes à tout le monde.
Rempli d’humour et débile à souhait, le jeu reprend l’univers et le style du premier mis à jour. On se retrouve face à de sublimes décors 2D dans lesquels Rayman, Globox et les ptizetres se castagnent en sautant de plate-forme en plate-forme.
Le jeu repose sur son mode coopération qui permet de jouer jusqu’à 4. Le mot coopération à ici un sens un peu différent puisque ici les joueurs passeront leurs temps à envoyer valser leurs potes pour choper les lums. On est face à un mode rival plutôt que co-op.
Le mode multi-joueurs réserve de très bon fou-rire notamment avec les niveaux de poursuite des coffres ou les joueurs feront exactement les mêmes mouvements au même moment, comme ça, ça ne parait pas super, mais le jeu en main vous comprendrez ce que cela signifie.

 

Avec cet épisode Rayman revient aux origines de la série, un jeu de plate-forme 2D dans un univers loufoque. Entre Rayman 1 et Rayman Origins 15 ans ont passé, le gameplay a changé et cette différence se voit bien. Dans ce nouvel épisode Rayman est plus vif que jamais, il court, glisse et fait du kung-fu, le petit Rayman pète la forme et le jeu est un vrai concentré d’énergie.
Même si le jeu est court et simple (sauf si vous avez envie de le finir à 100% pour avoir le dernier costume du personnage) celui vous fera passer un très agréable moment et surtout en multi-joueur.
Rayman Origins est un jeu génial, un jeu de plate-forme old-school comme on n’en ne trouve plus assez depuis quelques années.