Rayman Origins : Pif paf boum

Les Origines de Rayman

 

C’est en 1995 qu’apparaît pour la première fois Rayman, le personnage sans bras ni jambes conçu par Michel Ancel. Tel les jeux de cette époque le héros s’en va sauver le monde, pour se faire, il doit retrouver les Electoons et le Grand Protoon, enlevé par Mister Dark.

Le petit bonhomme tout mimi vêtu de son petit foulard saute de plate-forme en plate-forme, sa spécificité est de lancer son poing pour pouvoir abattre les ennemies, de plus, l’univers dépeins dans ce jeu est des plus loufoques grâce à son univers 2D et un graphisme proche du dessin animé.

Mais bien des choses se sont passées avant la sortie de ce jeu, en effet, celui-ci était prévu pour la Super Nes et ce sont les limitations techniques qui firent perdre à Rayman certains de ses membres. Cette version jamais dévoilée affichait un mode deux joueurs, avec un second personnage similaire à Rayman (Les bases de Rayman Origins étaient déjà là ?).

Autre anecdote, dans sa version finale, le jeu afficha une très grande difficulté, l’une de ces raisons fut l’absence de test du jeu par les joueurs, l’équipe ne savait donc pas le niveau de difficulté du jeu. De son côté celle-ci s’était habituée à la difficulté à force de travailler sur les niveaux du jeu.

 

Grace au succès de jeu, Rayman devint vite une mascotte pour son éditeur UbiSoft, pouvant rivaliser avec les autres Mario et Sonic. La compagnie profita du succès du personnage pour proposer de nouvelles versions du jeu. Certaines proposaient de nouveaux niveaux tandis que d’autres permettant d’apprendre l’anglais à l’intérieur du jeu de plate-forme.

UbiSoft utilisa alors l’image de Rayman pour créer une gamme de jeux éducatifs allant de l’éveil aux dictées.

 

Passage à la 3D et évolution de la série

 

Pendant qu’UbiSoft commençait à vendre Rayman à toutes les sauces, l’équipe de développement travaillait sur Rayman 2, en 2D, pour une sortie à la fin de l’année 1996. Mais lorsque l’équipe vire des démos de jeux de plateforme en 3D comme Crash Bandicoot et Super Mario 64, celle-ci décida de recommencer le jeu pour le passer en 3D. Il fallut donc tout recommencer et s’adapter à de nouvelles technologies.

Après trois ans de travail, en 1999, Rayman revient, en 3D, dans « Rayman 2 : The Great Escape». Cette fois-ci le monde fait face à une invasion de Robots-Pirates venus de l’espace.

Les limitations 3D font alors de Rayman un jeu avec un style graphique quelque peu éloigné de l’univers très personnel du premier épisode. Cette différence d’univers sera expliquée par le fait que Rayman 1 se situe dans un lieu surréaliste nommé la Vallée, tandis que Rayman 2 se situe dans la croisée des Rêves.

Rayman en profite pour prendre en maturité, le personnage affiche des traits plus fin et moins gamin.

Cet épisode est très important dans l’univers de Rayman puisque l’on découvre le meilleur ami de Rayman, Globox et les ptizêtres.

A quelques jours de décalage, UbiSoft sort Tonic Trouble, un jeu de plate-forme similaire avec un personnage sans membres et utilisant le même moteur de jeu. UbiSoft capitalise alors sur le succès de Rayman pour nous proposer des jeux de plate-forme basés sur la structure.

 

Au même moment, Ubi Soft lance la série Rayman : The animated Séries, une série animée par ordinateur. Prévu pour être une série en 13 épisodes, celle-ci est arrêtée après le 4e. Dans la série Rayman se retrouve dans un cirque intergalactique duquel il va s’échapper avec d’autres détenus. Malheureusement nous ne connaitrons jamais le fin mot de cette histoire.

 

En 2003 sort le troisième épisode. Cette fois Michel Ancel n’est pas aux commandes, celui-ci étant parti pour créer Beyond Good & Evil, un jeu incroyable, mais qui n’a pas emballé un grand nombre de joueurs.

Cette version reprend beaucoup d’éléments du 2. Malgré la ressemblance cette version propose un univers plus sombre et nous présente un Rayman encore plus cool et charismatique, son foulard devient une capuche, le côté rond du personnage disparait et s’affiche sur la jaquette avec un air de bad guy.

 

Quelques années plus tard, après le développement du jeu King Kong, Michel Ancel retourne auprès de Rayman pour un quatrième épisode. L’équipe décide d’augmenter la dose débile du jeu, suite à cela il est décidé que les méchants du jeu seraient des lapins crétins venant de l’espace. Bref, avec cette direction l’univers de Rayman change quelque peu du troisième épisode. Avec l’arrivée des kits de développement pour Wii l’équipe se met à inclure des mini-jeux, ces mini-jeux deviendrons Rayman contre les Lapins Crétins et ouvre les portes d’un nouvel univers loufoque qui sera pleinement exploité par Ubi soft.

 

Après le succès rencontré par le jeu, Michel Ancel s’écarte de cette nouvelle série pour Beyond Good & Evil 2 et Rayman Origins.

 

De Rayman Origins (Les origines des personnages) à Rayman Origins (on reprend le concept du 1 )

 

Rayman Origins est présenté à l’E3 2010. Le jeu nous est présenté comme un jeu épisodique à télécharger sur les services online des consoles et présentant la naissance du personnage et sa rencontre avec Globox. La sortie du premier épisode est prévue pour fin 2010.
Le temps passe et rien n’arrive. Le jeu sort finalement en boutique à la fin 2011.
En pleine période de gros bourinnage entre Modern Warfare 3, Battlefield ou le dernier Assasin’s Creed, Rayman débarque pour foutre des baffes à tout le monde.
Rempli d’humour et débile à souhait, le jeu reprend l’univers et le style du premier mis à jour. On se retrouve face à de sublimes décors 2D dans lesquels Rayman, Globox et les ptizetres se castagnent en sautant de plate-forme en plate-forme.
Le jeu repose sur son mode coopération qui permet de jouer jusqu’à 4. Le mot coopération à ici un sens un peu différent puisque ici les joueurs passeront leurs temps à envoyer valser leurs potes pour choper les lums. On est face à un mode rival plutôt que co-op.
Le mode multi-joueurs réserve de très bon fou-rire notamment avec les niveaux de poursuite des coffres ou les joueurs feront exactement les mêmes mouvements au même moment, comme ça, ça ne parait pas super, mais le jeu en main vous comprendrez ce que cela signifie.

 

Avec cet épisode Rayman revient aux origines de la série, un jeu de plate-forme 2D dans un univers loufoque. Entre Rayman 1 et Rayman Origins 15 ans ont passé, le gameplay a changé et cette différence se voit bien. Dans ce nouvel épisode Rayman est plus vif que jamais, il court, glisse et fait du kung-fu, le petit Rayman pète la forme et le jeu est un vrai concentré d’énergie.
Même si le jeu est court et simple (sauf si vous avez envie de le finir à 100% pour avoir le dernier costume du personnage) celui vous fera passer un très agréable moment et surtout en multi-joueur.
Rayman Origins est un jeu génial, un jeu de plate-forme old-school comme on n’en ne trouve plus assez depuis quelques années.